Soirée d’ouverture du festival

Mercredi 04 avril
T400 – Le Quai-CDN | Sur réservation
Spectacle 1 | 19h15 | Tout public
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin ou ‘Médée ! Je vais l’être !’

d’après les textes d’Euripide, Jean de la Péruse, Heiner Müller, Jean-René Lemoine, Henri Meschonnic et Roland Barthes
Écriture et mise en scène : Angèle Colas et Claudia Roussel-Ortega
Compagnie Crier Gare | Ecole Auvray-Nauroy (Paris)
Prix du public du Festival Nanterre sur Scène 2017

Théâtre | Tragi-comédie

Pauvre con. Jason pauvre con. Jason pauvre con ! Jason pauvre con ! Une femme à une table, seule, qui attend. Elle attend quelqu’un. Elle attend Jason, évidemment. Jason l’éternel coureur. Jason le semeur d’étoiles. Jason pour qui elle a tout abandonné. Il ne devrait plus tarder. Il doit la retrouver. Jason pauvre con. Ils ont à parler. De leur divorce, de la garde des enfants, de leur histoire d’amour. De cet amour qui aurait dû être éternel. Te souviens-tu Jason ? De son départ avec Créuse. Il faut qu’il vienne maintenant. Jason pauvre con ! Maintenant ! Ta chère Médée t’attend. Elle est là depuis des années, des siècles. Elle n’a pas bougé. Attentive. Alerte. Le front aux vitres, comme font les veilleurs de chagrin. Elle espère. Ciel dont j’ai dépassé la nuit. Elle désespère. Elle chante. Et je ne sais plus tant je t’aime, lequel de nous deux est absent. Et le temps passe. Un pur moment d’angoisse. Jason, pauvre con. Salut à toi la princesse déchue, oubliée dans sa tour. Salut Ariane abandonnée de Thésée. Salut Dalida, le jour et la nuit continuent de passer et l’oiseau est mort dans son nid. Médée est comme vous maintenant. Abandonnée. Et pourtant l’espoir perdure. Il va bien finir par venir. Et elle continue d’espérer, car finalement « attendre est la seule manière de ne pas mourir ».

Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin met en scène le monologue d’une épouse abandonnée en s’inspirant très librement des nombreuses figures et réécritures du mythe de Médée. Par ce spectacle, la compagnie Crier Gare cherche à interroger la condition féminine en remettant en question la posture d’attente amoureuse et de passivité dans laquelle la femme est souvent représentée. Le spectacle brosse le portrait d’une femme en prise avec ses contradictions entre émancipation et dépendance, qui cherche la voie de la libération et de l’affirmation.

Durée : 55 minutes

Spectacle 2 | 20h15 | Tout public
Depuis les yeux (que nos secrets persistent)

Chorégraphie : Renaud Dallet
Danseurs et danseuses étudiant.e.s à l’Ecole du Centre National de Danse Contemporaine (CNDC) d’Angers

Danse contemporaine

Il y a des questions qui résonnent en chacun de nous, des interrogations communes, inhérentes à toutes les cultures qui portent sur l’existence possible d’un paradis et sur la notion de sacré.
À quoi ressemble un paradis pour moi, pour les autres ? À quoi je pense lorsque je vois, je dis ou j’entends le mot “sacré” ? Quelles réactions physiques m’inspire ce mot ?
Puis, pourquoi les gestes sacrés prennent-ils tout leur sens dans un lieu de culte ? Que deviennent-ils “hors les murs”? Que montrent-ils?
Nous ne tentons pas d’affirmer des réponses, seulement de découvrir des points de vue.
Au fur et à mesure que nous cherchions ensemble, l’idée de la quête d’un environnement pour le corps sacré apparaissait. Les corps en mouvement donnent à voir un lieu où la fonctionnalité des gestes sacrés prend un sens. Ils remettent en question l’environnement dans lequel ils s’actionnent. Ces gestes deviennent des reliques.

Durée : 35 minutes

Spectacle 3  | 21h | Déconseillé aux moins de 10 ans
Jack l’Éventreur

d’André de Lorde | Mise en scène : Wadih Cormier et Pierre Daraize
Par Les Tréteaux de l’Université | Université d’Angers

Théâtre | Polar

Londres, au milieu des années 1920.

Jack l’Éventreur a de nouveau fait une victime – la 5e depuis un mois. Dans leur bureau de Scotland Yard, le commissaire Richemond et l’inspecteur Smithson sont bien décidés à mettre un terme à cette série de meurtres, quelqu’en soit le prix. Ils élaborent un piège machiavélique en se servant de Diana, jeune prostituée naïve, comme proie. Dans un jeu de chat et de souris, ces flics sans scrupules se lancent à la poursuite du tueur en série dans les sombres rues de Londres.
Les victimes sont nombreuses, les bourreaux aussi. La folie s’empare des uns, la froideur criminelle des autres… On se prend de compassion pour des prostituées, tandis que les garants de l’ordre inspirent du dégoût, de l’aversion. Dans ce drame policier écrit par André de Lorde, le « prince de l’épouvante », personne n’a la conscience tranquille ni les mains propres.

Durée : 1h30

 

Réservation pour la soirée d’ouverture via la billetterie du Quai – CDN
> Par téléphone : au 02 41 22 20 20
> Sur place : du mardi au vendredi de 13h à 19h et le samedi de 15h à 18h

Retrait des billets possibles dès 18h15.

Les places réservées doivent être retirées au plus tard 15 minutes avant le début du spectacle (passé ce délai, la réservation sera annulée).