Le repas

MERCREDI 14 AVRIL | à partir de 18h45
EN LIGNE JUSQU’AU 21 AVRIL | TOUT PUBLIC | 2 minutes 15

Film d'animation Le repas

Mise en scène/Réalisation : Adrien Picquenot avec l’aide de Pierrot du Saillant
Université Paris Saclay

Court-métrage | Film d’animation

RÉSUMÉ

Un conte amoral dans un univers négatif…

HISTORIQUE DU PROJET

Ce court métrage a remporté le 3ème prix national ex-aequo du concours Crous 2019-2020 sur le thème l’Alchimie.

NOTE D’INTENTION

Le conte du joueur de flûte de Hamelin est l’une des principales sources d’inspiration de ce court-métrage. Je le trouve extrêmement beau, poétique, et sa “morale” est si brutale qu’elle en devient déroutante, fascinante. J’ai écrit une histoire de ce type, car la nécessité de tirer du sens dans l’art est une idée qui m’a toujours gentiment agacé. Il ne s’agissait pas de produire un film d’une gratuité absolue, mais un dont il serait difficile de dire s’il est « trop » ou « trop peu » signifiant. Y a-t-il une morale, ou n’est-ce qu’un délire surréaliste ? Je ne tranche pas, car je pense sincèrement que cela n’a aucune importance.

L’autre influence essentielle de ce court a été Jan Švankmajer, qui a eu un impact considérable sur mon appréciation de la stop-motion et du cinéma en général. Le rythme du film, l’ambiance sonore et le travail d’animation lui doivent beaucoup. En revanche, l’aspect visuel et la colorimétrie me sont très personnels, et s’éloignent grandement de l’impression terne et sale si caractéristique et essentielle de son travail.

Enfin, les techniques utilisées pour ce court-métrage sont assez particulières. Comme Jan Švankmajer l’a également fait, il s’agit d’un film en stop-motion dans lequel une actrice humaine est animée au même titre que des objets de différentes natures. Il y a néanmoins un travail sur les couleurs qui, à ma connaissance, n’a jusqu’à présent jamais été appliqué sur un film entier : lors du tournage, le décor, tous les accessoires et l’actrice elle-même étaient peints (ou maquillée) en couleurs inversées. Une fois en post-production, les images ont été passées en négatif ; de cette manière, les couleurs obtenues sont les bonnes, mais ombre et lumière sont inversées. Ainsi, l’ambiance obtenue est étrange, irréelle et légèrement malaisante, sans qu’il paraisse évident d’en pointer la cause.