Table ronde “Regards sur une génération étudiante en temps pandémique”

JEUDI 7 AVRIL | 17h | Galerie Dityvon, Bibliothèque universitaire Saint-Serge
Inauguration exposition de Marc Loyon | 1h15 | Tout public

Visuel Journal Marc Loyon

Exposition du 7 avril au 19 juin 2022 | Galerie Dityvon
En partenariat avec le SUAC, la SFR Confluences, le programme EnJeu[x] Enfance et jeunesse, la chaire “Pouvoir d’agir des enfants et des jeunes”

Télécharger le Journal de l’exposition de Marc Loyon

RÉSUMÉ

Table ronde “Regards sur une génération étudiante en temps pandémique”, avec Claudine Combier, maitresse de conférences, HDR en psychologie clinique et psychopathologie, Yves Denéchère, titulaire de la Chaire “Pouvoir d’agir des enfants et des jeunes”, Dominique Sagot-Duvauroux, directeur de la SFR Confluences, Lucie Plessis du service UA culture, et Antoine Réguillon directeur de TALM Angers

À PROPOS DE L’EXPOSITION

Marc Loyon  est un artiste accueilli en résidence de recherche et de création photographique à l’UA.
Cette exposition est le fruit d’un travail de recherche, elle se place à la croisée des chemins entre photographie et sciences humaines. La genèse du projet permet de le comprendre.

NOTE D’INTENTION

Depuis plusieurs années, le service culturel de l’université enrichit son action et son propos artistique en conviant un artiste à élire résidence au sein d’une de ses composantes. L’idée : favoriser la rencontre entre enseignants-chercheurs et artiste, stimuler la création de ce dernier par un environnement inhabituel, introduire un oeil neuf et créatif sur des activités académiques et universitaires, enfin, sensibiliser toute une communauté universitaire à la notion de projet et de création artistique.

Cette fois-ci, la proposition d’accueillir un artiste en résidence est venue de la Société Fédérative de Recherche (SFR) Confluences qui réunit les laboratoires de Lettres Langues et Sciences Humaines et Sociales. Après un appel à candidature largement diffusé dans les réseaux culturels, c’est le photographe Marc Loyon qui a été collégialement retenu, avec le soutien de l’Ecole Supérieure des Beaux-arts d’Angers.

Le sujet se veut ambitieux car tout frais : la crise sanitaire et son impact sur les étudiants. Face à celle-ci, aussi inattendue qu’insolite en mars 2020, les enseignants ont dû adapter leurs cours et les étudiants s’adapter tout court. La vie quotidienne des uns et des autres a été bouleversée en profondeur, dès la première vague, jusqu’à la quatrième, puis la cinquième… Cette pandémie personne ne l’avait anticipée et nous l’avons tous vécue. Telle une épreuve…

Aussi, les chercheurs du programme ENJEU(x) Enfance et jeunesse et de la Chaire « Pouvoir d’agir des enfants et des jeunes » se sont très vite interrogés sur les conséquences immédiates et psychiques de la pandémie sur la jeunesse, Claudine Combier en figure de proue, maitresse de conférence, à l’Université d’Angers, HDR en psychologie clinique et psychopathologie au sein de l’UR CLiPsy, intervenante au SSU (service de Santé Universitaire) auprès des étudiants. L’objectif clairement recherché : croiser les travaux des labos, la richesse des mots et l’épaisseur des images.

En évitant avec agilité le photoreportage ou l’illustration, Marc Loyon a mené un travail au long cours, patiemment construit et rythmé par plusieurs séjours à l’Université. Tel un anthropologue ou un scientifique, il a commencé par observer, arpentant la ville d’Angers, les campus de St-Serge, Belle-Beille, par questionner et recueillir des témoignages.

Plus tard, c’est des paysages qu’il s’est saisis. Ceux fantasmés dans une période empêchée, ceux si longtemps désertés et rêvés, jusqu’à approcher les territoires les plus intimes des chambres ou des logements étudiants. Amphi, salle de spectacle : étrangement une même caisse de résonance, le même vide abyssal… Sentiers et berges, parcs, bâtiments, la radioscopie du territoire est complète.

Peu à peu les visages sont venus nourrir ses images, l’humain s’est imposé dans son travail photographique. Un portait tout en pudeur, un regard songeur, une main qui tient le cap… Timidement mais avec certitude, place au vivant, comme l’espoir d’un retour à la vie d’avant.

Lucie Plessis